Vosges matin édition du 02/07/2020 : Une formation en alternance pour devenir ambulancier

Vosges matin édition du 2 juillet 2020.

C’est entouré des directrices de l’IRFA de Nancy et de Sant’Est CFA, que Julien Cossard a signé, ce mercredi 1er juillet, un contrat en alternance pour devenir ambulancier. Le jeune homme exercera sa formation pratique à Thaon-les-Vosges.

 

Julien Cossart est le premier apprenti à signer son contrat pour cette nouvelle formation en alternance, créée par l’IRFA et Sant’Est CFA. Photo VM /Jérôme HUMBRECHT

Stylo en main, Julien Cossard, 29 ans, examine chaque page que contient son contrat d’apprentissage pour s’engager dans une formation en alternance d’ambulancier.

C’est une nouvelle étape, ce mardi 1er  juillet, qu’a gravi le désormais ex-ambulancier auxiliaire à Thaon-les-Vosges. Il est le premier apprenti à signer dans cette nouvelle formation, mise en œuvre conjointement par l’Institut Régional de Formation aux Ambulanciers (IRFA) de Nancy et le Sant’Est CFA.

Un métier qui n’était pas destiné

Pour Julien Cossard, ce métier est arrivé par hasard. « Ça fait un an et demi que j’exerce en tant qu’auxiliaire ambulancier, mais ça n’était pas une vocation. J’aime rouler et être proche des gens », explique-t-il.

Dès le 14 août, avec 99 autres élèves, il va donc s’engager pendant un an dans une formation théorique (à l’Université de Nancy) et pratique (aux Ambulances SOS Thaon). « Le fait d’être en alternance est super, car on garde le contact avec le travail et on a un salaire décent en complément », indique l’apprenti.

À la fin de ses études, le jeune homme aura donc la qualification d’ambulancier. « Le métier en lui-même ne changera pas. Je continuerai à transporter des personnes malades. Mais ma responsabilité sera accrue et mes compétences plus approfondies », souligne-t-il.

Une période qui résonne

Dans ce contexte particulier, ce corps de métier a brillé de par son utilité auprès de la société ces derniers mois. « Les gens portent désormais un nouveau regard », souligne Sabine Lardin, directrice de l’IRFA de Nancy. « Les ambulanciers sont assimilés à de vrais professionnels de la santé, ce qui n’était pas forcément toujours le cas avant », rajoute Alexandra Paya, directrice Sant’Est CFA.

Ce projet d’apprentissage était dans les bacs bien avant la période du Covid-19. C’est d’ailleurs la forte demande des entrepreneurs qui a permis la création de cette branche. « Ça fait des années qu’on demandait ce type de formation. On aura plus de facilité à promouvoir ces ambulanciers. D’autres vont suivre », certifie Francis Thouvenot, l’un des gérants des Ambulances SOS Thaon qui embauche Julien.

En attendant, l’apprenti va sillonner les routes pour acheminer les malades jusqu’aux urgences ou à l’hôpital le proche !

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